12 juin 2009
Le Vietnam lutte contre le travail des fillettes
| 12/06/2009 | ||
""Donnons une chance aux filles-Éliminons le travail des enfants" est le thème de la Journée mondiale contre le travail des enfants, qui sera célébrée le 12 juin dans le monde. Cet événement a pour but d'améliorer les connaissances et la responsabilité de la population sur la protection des enfants. Selon les statistiques de l'Organisation internationale du travail (OIT), parmi les 218 millions d'enfants recensés dans le monde entier, il y a quelque 100 millions de fillettes, dont la moitié vivent dans des conditions pénibles et dangereuses. Pis encore, bon nombre de fillettes sont victimes de maux sociaux (prostitution et trafic humain...).Au Vietnam, plus de 3 millions d'enfants sont dans une situation difficile dont plus de 9.000 ayant un travail pénible et environ 10.600 sont en vagabondage. Parmi ceux-ci, nombre sont des fillettes. Ces dernières, en particulier celles vivant à la campagne, subissent une discrimination au niveau de la scolarisation. "À cause des difficultés économiques, beaucoup de mes amies ont dû abandonner leurs études au primaire pour aller gagner leur vie dans les villes", confie Phan Thi Trâm, une élève de la 3e classe de l'école Câm Dàn, commune du même nom, district de Son Dông, province de Bac Giang (Nord). Ces fillettes perdent la chance d'acquérir des connaissances générales et donc d'avoir un bon travail. Face à ce constat, l'Association de protection des enfants du Vietnam concentre ses efforts cette année dans 4 objectifs principaux : détermination des causes du travail des enfants, notamment des fillettes, élimination des travaux pénibles et dangereux, priorité à l'instruction des filles, et politiques d'assistance aux familles pauvres pour minimiser les effets du ralentissement de l'économie mondiale. Le Département de la protection et des soins des enfants du ministère du Travail, des Inva lides de guerre et des Affaires sociales s'est également fixé pour objectif d'avoir des statistiques sur le nombre de fillettes qui sont aide-ménagères. Celles-ci bénéficieront des conditions privilégiées pour leur retour dans leur famille et à l'école. "La poursuite des études par les fillettes a une signification particulièrement importante", affirme Dô Duc Ngo, vice-président de l'Association de la protection des enfants du Vietnam. "Grâce à la poursuite de leurs études, les enfants auront plus tard un travail rémunérateur. Dans l'avenir, ils bénéficieront des conditions nécessaires pour éviter à leurs futurs enfants de travailler", explique-t-il. Le travail peut aussi être instructif pour les enfants Au dire d'experts, il est cependant nécessaire d'encourager les enfants à travailler, mais dans de bonnes conditions. "C'est en effet un moyen pour eux de prendre conscience de ce qu'est la vie", estime Trân Thi Thanh Thanh, présidente de l'Association de protection des enfants du Vietnam. Plusieurs jeunes expriment le souhait de pouvoir travailler, notamment pour aider leurs parents. "Mon pays natal est très pauvre. Nous profitons des vacances d'été pour travailler. Nous utiliserons notre argent pour payer nos études", confie Nguyên Phuong Thao, une élève de la province de Hung Yên. À ce sujet, le président du Département de protection et des soins des enfants, Nguyên Hai Huu, souligne la distinction entre les travaux à interdire et ceux à encourager. "Les travaux à interdire constituent ceux qui sont nuisibles à la santé, à l'esprit et aux études des enfants", précise-t-il." Phan Anh/CVN (12/06/2009) |
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