21 septembre 2009
La première Maison des Savoirs de la Francophonie ouvre ses portes au Vietnam
| 21/09/2009 | ||
'La Maison des Savoirs de la Francophonie, la première du genre, a été inaugurée le 17 septembre 2009, au cœur de la ville de Hué au Vietnam par le Vice-Président du Comité populaire de la Ville de Hué et Vice-Président de l’Association des villes du Vietnam, en présence de nombreux étudiants et de représentants d’établissements scolaires. http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?xt=XT34&page=newsdetail&newsid=56067 Cet espace public de 300 m2, désormais ouvert à la population, en particulier aux jeunes et aux femmes, offrira un accès facile et peu coûteux aux savoirs et à la culture numérique et proposera différentes activités culturelles et éducatives, notamment l’apprentissage de la langue française et l’initiation aux logiciels libres et au multimédia. Trois autres Maisons des Savoirs seront ouvertes prochainement à Ouagadougou (Burkina Faso), Chisinau (Moldavie) et Kinshasa (RD.Congo) dans le cadre d’un programme pilote mis en place conjointement par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Association internationale des maires francophones (AIMF), auxquelles s’associent l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et TV5MONDE. Le bâtiment municipal abritant la Maison des Savoirs de Hué a été construit grâce à une contribution octroyée par l’AIMF en 2001. L’appui financier de l’Organisation internationale de la Francophonie a permis d’équiper l’Espace numérique par la dotation d’une trentaine de postes informatiques, de matériels de vidéo (projecteur, scanneur, télévision, visioconférence), la création d’un centre de documentation et d’apprentissage de la langue française regroupant 2000 titres (livres, documents, DVD, CD et monographies) ainsi que l’aménagement et l’ameublement de salles multifonctionnelles et des espaces d'animations socioculturelles. La Ville de Hué prend en charge une partie des frais de fonctionnement (salaire des animateurs, électricité, entretien, gardiennage, assurances). Pour renforcer l’apprentissage de la langue française et l’appropriation des logiciels libres par environ 5000 étudiants, la Maison des savoirs de Hué a conclu des ententes avec des institutions universitaires et scolaires : les Écoles supérieures des langues étrangères de l’Université de Hué et de la Faculté de français, l’École supérieure des langues étrangères, la Faculté du tourisme de la Faculté des finances bancaires et l’École des sciences économiques ainsi que trois lycées. Les activités offertes par la Maison des savoirs de Hué ont commencé dès son inauguration : « J’enseigne et j’apprends avec TV5Monde », un séminaire en présence de professeurs de français du Laos, du Cambodge et du Vietnam ; une formation aux logiciels libres dispensée par l’AUF et un atelier sur la rédaction, la formulation et le financement de projets internationaux organisé par l’OIF. La création des Maisons des Savoirs avait été décidée en 2006 lors du Sommet de Bucarest (Roumanie), sur proposition du Secrétaire général de la Francophonie, afin de soutenir les efforts de développement des pays francophones." Plus d’informations : Institut de la Francophonie numérique M. Éric-Normand Thibeault, responsable du Réseau des Maisons des savoirs Téléphone : (33)1 44 37 32 20 - Courriel: eric.thibeault@francophonie.org Association internationale des Maires Francophones Mme Julie Guillaume, chargée de mission Téléphone : (33) 1 44 88 22 88 - Courriel : j.guillaume@aimf.asso.fr -------------------------------------- CONTACTS PRESSE Anissa Barrak, chef du service de communication de la Francophonie anissa.barrak@francophonie.org Nathalie Heneman, chargée des relations médias Tél. 33 (0)1 44 37 32 52 nathalie.heneman@francophonie.org (21/09/2009) |
20 juillet 2009
Ouverture de la première Maison des Savoirs de la Francophonie
"La première Maison des savoirs de la Francophonie ouvre ses portes au public à Hué (Vietnam) le 20 juillet.
Le Réseau des Maisons des savoirs est un projet pilote mis en place conjointement par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Association internationale des maires francophones (AIMF), auxquelles s’associent TV5MONDE et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF).
Les 3 autres Maisons des savoirs de cette phase pilote seront ouvertes prochainement à Ouagadougou (Burkina Faso), Chisinau (Moldavie) et Kinshasa (RD.Congo).
Elles offriront aux populations de ces grandes villes des services polyvalents et multi-supports d’accès à la connaissance, dans une perspective éducative et culturelle."
http://www.francophonie.org/actualites/nouvelle.cfm?der_id=3181&affdebutr=1&type=liste
31 mai 2009
La francophonie au Vietnam, hier et aujourd'hui
| 31/05/2009 | ||
"Nous entendons par francophonie le caractère francophone, au point de vue linguistique, mais essentiellement culturel en ce qui concerne le Vietnam. La francophonie dans notre pays passe par 4 étapes : le prélude, l'implantation, l'effacement et la relance. Le prélude dure des centaines d'années, du 17e siècle à la deuxième moitié du 19e siècle. De caractère sporadique, des marchands, des militaires et techniciens plus ou moins aventuriers au service des shogouns gouvernant les seigneuries rivales du Nord et du Sud. Il est marqué par l'évangélisation des plaines côtières, la création de l'écriture romanisée vietnamienne dont l'un des principaux artisans était le père Alexandre de Rhodes, la participation d'un groupe de mercenaires civils et militaires au combat mené par le seigneur du Sud, Nguyên Anh, qui devait fonder la dynastie royale des Nguyên (1802 - 1945). À cette période survivent de nombreuses citadelles à la Vauban dans différentes provinces. La deuxième étape, celle de l'implantation, correspond à la période coloniale (1858 - 1945). Au cours de cette période de modernisation, c'est-à-dire d'occidentalisation, se produit un choc culturel dont l'impact sur le Vietnam s'avère aussi important que celui qui l'avait frappé au 2e siècle av. J.-C. avec l'invasion chinoise. C'est le choc entre une culture judéo-chrétienne de la Méditerranée industrielle et urbaine, individualiste, et une culture sud-est asiatique, animiste, agricole et rurale imbue d'esprit communautaire confucéen. La colonisation va de pair avec l'acculturation. Qu'est-ce que l'acculturation ? Selon une définition de l'UNESCO, c'est "la situation de contact entre groupes de cultures différentes", et ce sont "les transformations culturelles qui en résultent en chacun d'eux". Concernant l'acculturation franco-vietnamienne, les indicibles horreurs du colonialisme mises à part, il faut tenir compte de l'impact culturel positif sur chaque côté. Du côté français, la matière vietnamienne, "exotique" dans le meilleur sens du terme, ouvre un large champ de recherche scientifique d'investigation humaine, de création artistique et littéraire dans plus d'un domaine : Citons entre autres les travaux de l'École française d'Extrême Orient en anthropologie culturelle, vietnamologie, linguistique, ethnographie, archéologie, la médecine tropicale, les réalisations de Yersin, l'art pictural de Tardieu et d'Inguimberty dans le sillage de Gaugnin, le style indochinois de l'architecte Hébrard, toute une littérature indochinoise avec Marguerite Duras, Roland Dorgelès, André Malraux, Claude Farrère Andréc Viollis. Du côté vietnamien, si les échanges culturels avec l'Occident ont ravi au pays certains traits de son identité, cette dernière s'est par contre enrichie en créant de nouvelles valeurs grâce à une acculturation féconde. Nous en reparlerons après. La troisième étape de la francophonie au Vietnam, c'est celle de l'effacement pendant la guerre franco-vietnamienne (1945 - 1954). Au début des hostilités, une vague de haine anti-française a déferlé sur tout le pays, surtout dans les régions rurales. Les guérilleros campagnards brûlaient tous les livres en français, même le Larousse. Hô Chi Minh a su rapidement freiné ce chauvinisme aveugle en proclamant qu'il fallait faire la distinction entre les colonialistes français fauteurs de guerre et le peuple de France lui-même victime de la guerre. La guerre a ainsi pris le visage anticolonial et non racial comme c'était parfois le cas de la guerre d'Algérie. Cette ouverture d'esprit de Hô Chi Minh s'est aussi matérialisée dans sa politique de clémence à l'égard des prisonniers de guerre français, considérés aussi comme instruments des manucures coloniales. D'éminents intellectuels vietnamiens ont adopté la même ligne, ne confondant pas colonialisme et culture français. Ils ont mis avec succès leur formation française, technique et culturelle, au service de la résistance. En pleine guerre, le Dr. Hô Dac Di prononçait en français le discours inaugural de la première Faculté de médecine vietnamienne installée dans la brousse, alors que l'enseignement était donné en vietnamien. L'illustre chirurgien Tôn Thât Tùng dédiait des vers en français à Hanoi occupée. L'ingénieur Trân Dai Nghia inventait les bazookas qui contribuèrent à la victoire. L'enseignement du français a été repris dans les écoles secondaires au cours de la guerre. L'étape de relance francophone commencée timidement au lendemain des Accords de Genève (1954) a progressé rapidement avec l'établissement des relations diplomatiques entre les 2 pays, le développement des échanges culturels et économiques, surtout après l'adoption de la porte ouverte du Dôi moi (Renouveau) et l'adhésion vietnamienne à la Francophonie institutionnelle. Avec la régionalisation (Sud-Est asiatique - ASEAN) et la mondialisation, la Francophonie constitue les 3 volets de la politique étrangère vietnamienne sur tous les plans. Ainsi, elle entre dans le cadre de notre politique culturelle nationale axée sur le mot d'ordre : préserver et enrichir l'identité nationale en s'ouvrant aux cultures modernes et progressistes de tous les horizons. Sur cette voie, la francophonie bénéficie d'un atout superbe, l'héritage laissé par l'acculturation au temps de la colonisation et fructifié jusqu'à ce jour. Ce legs culturel, comme le legs de l'acculturation sino-vietnamienne fait partie intégrante de notre culture nationale. La contribution de la langue française y est importante mais n'est pas déterminante. Il en est de même avec la culture française par rapport à l'antique culture gréco-romaine. Combien de Français d'aujourd'hui déchiffrent le grec et le latin, n'empêche que les humanités gréco-latines sont dans le sang de la culture française. Faire fructifier le capital accumulé par plus d'un siècle d'acculturation franco-vietnamienne s'avère un impératif pour nous. Le colloque "Métiers de la culture" (à Huê, 23 - 24 mars 2009) dans le cadre des États Généraux de la Francophonie au Vietnam est on ne peut plus opportun. Il s'agit d'améliorer la qualité de nos métiers culturels non seulement dans un but purement esthétique mais aussi dans le but pratique d'assurer une vie décente et de créer des emplois pour les travailleurs culturels. Un autre colloque sur les petits métiers fécondé par les expériences des pays francophones est souhaitable." Huu Ngoc/CVN (31/05/2009) |
http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?xt=XT34&page=newsdetail&newsid=52856
12 mai 2009
Un apres midi très agréable au cercle francophone de DaNang
Les 10 élèves qui assistaient au cours de français ce jeudi devaient noter sur un papier un nom, un verbe, un adjectif et un adverbe. L'exercice consistait à créer une histoire après avoir échangé leurs papiers. Le premier élève devait commencer en utilisant le nom inscrit sur la liste, le second le verbe, le troisième l'adjectif, le quatrieme l'adverbe ainsi de suite. L'exercice s'est avéré difficile mais réussi.
http://www.cerclefrancophone.com/
15 mars 2009
Activités en l'honneur de la Fête francophone au Vietnam
| 15/03/2009 | ||
"Comme chaque année, le ministère des Affaires étrangères du Vietnam organise en collaboration avec le Bureau régional pour l'Asie et le Pacifique de l'Organisation internationale de la Francophonie, une cérémonie officielle pour célébrer la Journée internationale de la Francophonie (20 mars), avec la présence des autorités vietnamiennes, de l'ensemble du corps diplomatique à Hanoi ainsi que des partenaires vietnamiens et étrangers de la coopération francophone. http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?page=newsdetail&newsid=50529 Il s'agit d'une occasion pour le Vietnam d'exprimer son souhait de renforcer et intensifier les relations de coopération avec l'Organisation internationale de la Francophonie ainsi que son engagement en faveur des activités de l'Organisation. La cérémonie officielle aura lieu le 20 mars à l'Opéra de Hanoi et sera accompagnée d'un programme artistique qui témoigne de la vitalité de la Francophonie au Vietnam. En particulier, avec le soutien de la Délégation Wallonie-Bruxelles au Vietnam, le célèbre chanteur belge pour enfants Gibus animera le spectacle. En outre, le Groupe des ambassades, Délégation et Institutions francophones de Hanoi a donc décidé, l'an dernier, d'instituer un prix des ambassades. Pour la seconde édition du prix, il compte saluer l'engagement des enseignants vietnamiens en faveur du français, en récompensant une personnalité dont le nom et les réalisations seront rendus publics à l'occasion de cette cérémonie officielle. L'Ambassade de France, avec le plein soutien des autorités vietnamiennes, et en coopération avec les bureaux régionaux de l'AUF et de l'OIF à Hanoi, la Suisse, TV5 Monde et Wallonie-Bruxelles, organisera du 20 au 31 mars 2009 des États généraux de la Francophonie au Vietnam pour mettre en lumière la dynamique francophone au Vietnam. Ces États généraux feront l'objet de 4 colloques : “Innover en français” (21, 22 mars à Hanoi); “Université” (27, 28 mars à Hô Chi Minh-Ville et 30, 31 mars à Hanoi), “Métiers de la culture” (23, 24 mars à Huê), “Gouvernance locale” (26, 27 mars à Hanoi). Afin d'aller à la rencontre du public le plus large, notamment des jeunes, le Groupe des ambassades, Délégation et Institutions francophones a décidé de privilégier un des medias les plus emblématiques de la diversité culturelle qu'est le cinéma. Neuf pays présenteront 14 longs métrages qui illustrent bien la diversité de l'espace francophone. À Hanoi, les projections seront organisées du 16 au 28 mars dans les salles de l'Association des cinéastes vietnamiens et de l'Espace-Centre culturel français. Le festival sera aussi présenté à Hô Chi Minh-Ville (IDECAF) et à Huê (Centre culturel français de Huê). À l'occasion de la Journée internationale de la Francophonie, les étudiants francophones du Nord et du Sud du Vietnam se sont réunis cette année autour du concours "Dynamique 2009", organisé par le Bureau Asie-Pacifique de l'Agence universitaire de la Francophonie en étroite collaboration avec les universitésvietnamiennes. "Dynamique 2009", compétition de connaissance, d'intelligence et de rapidité entre 41 équipes estudiantines, s’est tenue hier pour la finale, au studio de la Télévision du Vietnam. En outre, le salon franco-allemand de l'étudiant se tiendra également à Hanoi le 29 mars et à Hô Chi Minh-Ville le 1er avril." CVN (15/03/2009) |
11 mars 2009
Etats généraux de la Francophonie
"Du 20 au 31 mars 2009, se dérouleront les Etats généraux de la Francophonie au Vietnam, série de rencontres organisée en partenariat par la France, la Suisse, Wallonie-Bruxelles, l’Organisation internationale de la Francophonie et l’Agence universitaire de la Francophonie, et plusieurs partenaires vietnamiens : les ministères de l’Education et de la Formation, des Sciences et Technologies, des Affaires étrangères, l’Académie des Sciences et Technologies, les autorités locales à Hanoi, Ho Chi Minh-ville, Danang et Hué, où se tiendront les différentes rencontres.
Conférence de presse, 6 mars 2009
De gauche à droite : M. Duong Chi Dung, Correspondant national du Vietnam auprès de l’Organisation Internationale de la Francophonie, S.E.M. Hervé Bolot, Ambassadeur de France au Vietnam, M. Patrice Burel, Directeur du bureau régional de l’OIF.
Pendant 10 jours, des enseignants, des acteurs des métiers de la culture ou de la coopération, des chefs d’entreprises, aborderont des sujets aussi variés que le développement au Vietnam d’universités de niveau international, l’articulation formation-recherche-entreprise, la problématique de la gouvernance etc., tous sujets liés aux questions du développement du Vietnam.
Pour en savoir plus, visitez le site internet des Etats généraux de la Francophonie."
http://www.ambafrance-vn.org/article.php3?id_article=1960
04 juin 2008
Francophonie: face à la domination de l'anglais, un rapport prône l'offensive
PARIS (AFP) — "La France ne "défend pas sa langue" et la Francophonie est en crise: un rapport remis mercredi au gouvernement prône une offensive large et "décomplexée" du français contre la domination anglo-saxonne, en donnant notamment plus de poids aux pays du Sud.
"La Francophonie est très peu connue. Il y a un manque de visibilité car en France on ne croit pas à la Francophonie et le pays ne défend pas sa langue", a expliqué Hervé Bourges, auteur de ce rapport remis au secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie Alain Joyandet.
"En France même le concept de Francophonie apparaît daté, dépassé, sans écho dans les jeunes générations", écrit cet ancien haut responsable de l'audiovisuel, personnalité engagée à gauche et militant tiers-mondiste.
Selon lui, la France porte une responsabilité dans ce "malaise" au sein de la communauté francophone, qui revendique plus de 200 millions de locuteurs, d'Haïti au Vietnam.
La France, qui vit "trop repliée sur elle-même", notamment en raison du "poids du boulet de la colonisation", est "de plus en plus perçue comme hostile par les populations francophones du Sud", note-t-il.
Pour Hervé Bourges, il faut donc "décomplexer la Francophonie", rendre plus visible les actions de l'Organisation internationale de la Francophonie qui compte 68 Etats et gouvernements, et mener une "contre-offensive linguistique, en multipliant, comme l'ont fait les Etats-Unis, les dispositions linguistiques en marge des accords commerciaux ou diplomatiques" pour imposer le français.
"Il faut reprendre l'offensive pour développer le français de manière décomplexée, à l'anglaise, parce que la bataille linguistique n'est pas seulement culturelle ou esthétique: c'est la bataille dont les enjeux véritables sont l'influence politique et la croissance économique", écrit-il.
Il souligne que le British Council vient de lancer un programme visant à faire passer le nombre de locuteurs anglophones de 2 à 3 milliards avec un investissement de 150 millions d'euros, alors que les programmes de l'OIF pour l'enseignement et la promotion du français se montent à environ 6 millions.
Pour défendre le français, Hervé Bourges propose l'intégration du concept de Francophonie à l'école et au collège, la création d'une "Académie francophone" à l'image de l'Académie française où les écrivains français seraient minoritaires. Ou encore un "programme Erasmus" pour favoriser les échanges entre les universités du Nord et du Sud.
Il prône aussi la création d'un "visa francophone" sur le modèle du "visa Commonwealth" qui permettrait de faciliter la circulation dans le monde francophone et de "matérialiser" ainsi un espace politique qui "regroupe le tiers des pays représentés à l'ONU".
Défendant une meilleure représentation des pays du Sud, notamment de l'Afrique, majoritaires au sein de la communauté francophone, il estime qu'il faut réformer la chaîne de télévision multilatérale (France, Belgique, Suisse, Canada) TV5Monde "pour l'ouvrir aux pays du Sud".
Il faut demander à ces pays du Sud "une contribution financière et leur permettre d'être dans les instances dirigeantes de cette chaîne", explique-t-il.
Globalement, la Francophonie doit être moins dépendante financièrement de la France "qui apporte aujourd'hui 50% du budget des institutions de la Francophonie", dit-il.
Il propose la création d'une "Fondation de la Francophonie" qui dépendrait de l'OIF mais qui pourrait recueillir des fonds privés pour soutenir des programmes de langues."
http://afp.google.com/article/ALeqM5hbKLg00PpSnNI5tc4PS0oT6qyBqA
18 mars 2008
Fête de la Francophonie à Hô Chi Minh-Ville
"Une fête consacrée à la Francophonie a eu lieu le 16 mars dans la mégapole du Sud. Placée sous le patronage de l'Institut d'enseignement de la langue française, cette manifestation a eu la participation de 14 écoles et lycées de la ville. À noter que cette édition des festivités francophones a bénéficié du soutien des sponsors français comme Astar, Air France, Brossard, Pat's a chou et Sirop Tesseire.
Dans le cadre de la fête de la Francophonie, les spectateurs ont été enchantés par un riche programme artistique offert par les participants. Citons L'hymne à l'amitié interprétée par la chorale de l'école Lê Hông Phong, L'ange frappe à la porte par l'école primaire Bông Sao, Vivons pour demain par l'école Trân Van On… qui ont tous gagné la sympathie du public. Pourtant, l'acmé de la fête a été la partie “Question-réponse” qui se concentrait sur des connaissances générales de la Francophonie. Comme résultat, des talents des écoles Nguyên Thi Minh Khai, Ngô Sy Liên, et Bông Sao sont montés sur le podium.
Selon Nguyên Hoà, enseignant de l'école primaire Luong Dinh Cua, "cet événement est une bonne occasion pour les élèves de se rencontrer, d'enrichir leurs connaissances et de participer aux jeux collectifs".
"C'est la 2e fois que l'Institut d'enseignement de la langue française, en coopération avec le Service de l'éducation et de la formation de Hô Chi Minh-Ville, organise cette manifestation exceptionnelle", a fait savoir son directeur Olivier Rodien. Et d'ajouter que "la prochaine édition de la fête de la Francophonie présentera un programme riche d'activités, tant artistiques que culturelles. En outre, un rendez-vous entre le public de Hô Chi Minh-Ville avec des chanteurs ou même sportifs célèbres français sera également envisagé". Questionné sur l'évolution de la langue française au Vietnam, il a fait savoir qu'il était étonné du niveau de langue des élèves vietnamiens". "Jusqu'à l'heure actuelle, l'Institut d'enseignement de la langue française a offert des formations gratuites aux enseignant vietnamiens pour les assister dans l'amélioration de leur niveau de langue", a confié Olivier Rodien."
Quang Châu-Nhât minh/CVN
(17/03/2008)
http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?xt=xt34&page=newsdetail&newsid=40313
28 novembre 2007
Valoriser l'enseignement du français au Vietnam
"Le 21e siècle témoignera d'un fort développement des sciences et technologies sans oublier une nette coopération internationale entre les économies membres du monde entier.
Entrant dans cette réalité, l'enseignement des langues étrangè-res et particulièrement du français a connu également un grand pas. Pourtant au Vietnam ces derniers temps, le nombre d'apprenants du français diminue de jour en jour.
Les dernières statistiques montrent que, dans le système éducationnel national, on compte environ 160.000 élèves apprenant le français avec quelque 1.400 enseignants relevant de 4 cursus (langue vivante 1, langue vivante 2, enseignement bilingue et classes à option) répartis dans 40 provinces et villes du pays. Selon les statistiques de son Service de l'éducation et de la formation, la province de Bên Tre (delta du Mékong) compte cette année 7.445 apprenants du français, soit 1.000 élèves de moins en comparaison avec l'année précédente. Pour sa part, la province de Thua Thiên-Huê (Centre) ne recense que 7.612 apprenants, soit 3,1% du total de ses élèves apprenant une langue étrangère. Face à cette réalité, le Vietnam a adopté son plan de valorisation du français suite à une récente décision du ministère de l'Éducation et de la Formation. Ainsi, le pays a réaffirmé le statut du français comme l'une des 4 langues officiellement enseignées à l'école. De plus, le projet “Valorisation du français en Asie du Sud-Est” (Valofrase) embrasse l'enseignement du français au Vietnam ainsi qu'au Laos et Cambodge. Il rassemble de nombreux partenaires : les ministères de l'éducation de ces 3 pays indochinois, les partenaires bilatéraux comme France, Communauté française de Belgique, Centrale syndicale du Québec et les organisations francophones que sont le Bureau régional de l’Asie-Pacifique de l'OIF et l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF). En outre, ce projet est destiné à mettre en synergie les efforts des uns et des autres pour une efficacité plus grande de l'apprentissage du français dans tous les cycles de l'enseignement et dans toutes ses modalités. Son ambition première est d'aider à construire un pôle de coopération pour le français qui soit à même d'offrir des opportunités nouvelles de développement pour les systèmes éducatifs et les apprenants en français. Ainsi le français est vraiment une langue en partage et un outil au service du développement.
"Valorisation de l'enseignement du français dans le système éducationnel national au Vietnam", tel est le thème d'un séminaire organisé hier à Hanoi. Placé sous le haut patronage du ministère vietnamien de l'Éducation et de la Formation (MEF), du (BRAP) de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de l'ambassade de France au Vietnam, ce dernier a accueilli les représentants des départements d'activités du MEF, des services de l'éducation et de la formation du pays sans oublier les responsables."
Nhât Minh/CVN
(28/11/2007)
22 novembre 2007
Francophonie : promouvoir la langue française dans le monde
"Après 2 jours de travail, la 23e conférence ministérielle de la Francophonie (CMF 23) s'est clôturée le 21 novembre dans la capitale lao Vientiane.
Lors de la 2e journée de travail, le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, a abordé les questions d'ordre politique examinées la veille par le Conseil permanent de la Francophonie. Par la suite, les conférenciers ont adopté le budget pour 2008 ainsi que le nouveau barème de contributions statuaires des États et gouvernements membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Au cours des débats sur la langue française, outil de solidarité et de promotion de la diversité culturelle et linguistique, les ministres ont, dans une résolution, invité les États et gouvernements francophones à continuer à apporter leur concours et leur soutien financier aux projets de valorisation de la langue française. Ils ont notamment insisté sur l'importance de rendre l'apprentissage du français suffisamment attractif pour toucher les jeunes des pays francophones.
De son côté, dans son intervention, le ministre vietnamien de la Justice, Hà Hùng Cuong, s'est félicité du choix du thème de la conférence : le français, outil de solidarité et de promotion de la diversité culturelle et linguistique. Selon lui, le français constitue un moyen efficace de véhiculer et de partager des valeurs communes, de promouvoir le dialogue interculturel et de se rapprocher les uns des autres.
"J'ai ainsi l'intime conviction que nous parviendrons à l'issue de cette conférence à identifier des solutions efficaces afin de protéger et de promouvoir l'usage du français dans le monde", a exprimé Hà Hùng Cuong.
En outre, il s'est réjoui du fait que l'OIF continue de promouvoir l'usage de la langue de Molière dans cette région via son projet de valorisation du français en Asie Pacifique pour la période 2006-2009. "Ce projet revêt une grande signification dans la mesure où à l'issue du programme des classes bilingues de l'Agence universitaire de la Francophonie, les pays de la région ont toujours besoin de soutien afin de poursuivre sur leur lancée et préserver le multilinguisme dans l'éducation ", a-t-il expliqué.
Promouvoir la langue...
À cette occasion, la délégation vietnamienne a remercié les pays francophones pour avoir voté le Vietnam au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU pour le mandat 2008-2009. Un tel soutien illustre la solidarité et la confiance des pays francophones vis à vis du Vietnam.
À la fin de la conférence, Cristian Preda, représentant personnel du président de Roumanie, a transmis la présidence de la conférence ministérielle à Maxime Bernier, ministre des Affaires étrangères du Canada. Ce dernier sera notamment chargé d'organiser le 12e Sommet de la Francophonie qui aura lieu du 17 au 19 octobre en 2008 dans la ville canadienne de Québec."
Dang Huê/CVN
(22/11/2007)











